Changement de rythme, changement d’activités, les vacances sont le moment idéal pour rompre avec nos habitudes et vivre ce que nous n’avons pas le loisir de faire le reste de l’année.
Vacances j’oublie tout ? Oui, mais pas l’essentiel : mon comportement a une incidence sur mon environnement.
Terres de Vacances vous propose quelques idées pour vous accompagner dans votre démarche de respect de la nature, du patrimoine et des habitants des lieux que vous découvrez à proximité de votre location de vacances.
RESPECT DES HABITANTS
Le respect de la tranquillité des habitants est nécessaire, notamment dans
les villages qui subissent un fort accroissement de population sur de courtes périodes. Nous sommes en vacances, mais n’oublions pas que les habitants ne le sont peut-être pas.
Les modes de vie, habitudes et tenues vestimentaires des habitants des lieux que nous visitons ne sont pas une mise en scène destinée à l’animation touristique. Ils sont les héritiers et conservateurs d’un patrimoine culturel et ethnique qu’ils contribuent à faire vivre. Ils participent ainsi au pluriculturalisme du pays.
Short et tee-shirt, voire maillot de bain, pour visiter un
édifice religieux ne sont peut-être pas les tenues les plus adaptées. Bien sûr la façon de nous vêtir n’enlève rien à l’intérêt que l'on peut porter à l’art et il peut a priori en être de même pour notre démarche spirituelle. Mais respecter les habitants d’un lieu, c’est aussi essayer de prendre en compte le regard qu’ils peuvent porter sur notre attitude. Un lieu de recueillement appelle généralement une certaine tenue, les habitués du lieu n’en attendent pas moins de nous.
Nous éviterons donc de graver notre nom sur les parois de cette grotte, même et surtout, si d’autres bien avant nous y ont dessiné des scènes de chasse et autres représentations animales.
Les cellules de cette ancienne prison,
château féodal ou abbaye cistercienne présentent déjà les noms de ses précédents occupants, mais est-il nécessaire d’y ajouter le nôtre ?
Ne pas laisser de trace de son passage, c’est aussi ne rien prélever sur un site bâti même s’il est détérioré. Un morceau de pierre aura toujours plus intérêt à rester dans les ruines de sa construction d’origine qu’à figurer sur nos étagères.
Demain une campagne de réhabilitation sera peut-être engagée et chaque élément aura alors son importance.
Si nous voulons conserver un souvenir de notre passage en ce lieu, il existe la photographie. Il faudra juste prendre soin de se faire photographier devant l’édifice et non dessus, car là encore il peut être fragilisé, un mur de pierre sèche qui n’est plus entretenu risque l’éboulement.
Édifices, ruines, murs de séparation de cultures ou
cultures en terrasses, ces constructions font partie de notre histoire et nous devons les conserver. Ce n’est pas parce qu’un site n’est pas protégé ou valorisé qu’il faut lui prêter moins d’attention.
PROTECTION DE LA NATURE
Pour que la nature reste intacte observons-la, mais ne prélevons aucune espèce animale ou végétale. Certaines sont protégées car fragiles ou endémiques, mieux vaut donc éviter un geste irrémédiable.
La consommation de tout produit pouvant provenir d’une espèce en danger est, bien entendu, à proscrire.
À pied, à cheval,
en VTT, en 4x4 ou en bateau, la préservation de la nature nous concerne tous. Cela est d’autant plus simple qu’il s’agit plus de bon sens que de règles à intégrer.
Quel que soit notre mode de déplacement, nous aurons soin d’emprunter les voies qui nous sont dédiées. Chemins, pistes, sentiers balisés nous permettent de nous rendre au cœur de la nature, circuler en dehors de ces voies peut conduire à la destruction de plantes, habitats, voire écosystèmes.
Les zones protégées, zones interdites au public et pistes forestières fermées sont les moyens de protéger des endroits sensibles.
Oublions notre frustration et réjouissons-nous de ce qu’une zone protégée restera préservée.
Lors de
randonnées, nous pouvons êtres conduits à déranger les animaux, cela est presque inévitable, mais nous pouvons augmenter notre vigilance en période de reproduction ou de nidification.
Nous éviterons également de traverser un troupeau et préférerons le contourner afin de ne pas perturber les bêtes. À ce moment-là, le chien qui nous accompagne lors de nos promenades sera tenu fermement.
Notre casse-croûte sera froid ou bien nous utiliserons un réchaud à gaz avec la plus grande vigilance, mais en aucun nous ne ferons de feu. Un sac pour les détritus et un cendrier de poche se transportent aisément ; où que nous nous rendions nous reviendrons avec nos déchets.
Notre attention se portera aussi sur les points d’eau naturels. Sources et ruisseaux sont utiles à tous, animaux et amoureux de la nature. Nous veillerons donc à préserver leurs abords et à ne pas rendre l’eau impropre. Ce ruisselet dans lequel nous marchons est certainement un point d’eau fréquenté par les animaux et alimente peut-être une fontaine plus bas dans la vallée.
Lorsque nous séjournons dans une région qui subit la sécheresse, qu’agriculteurs et éleveurs manquent d’eau pour leurs cultures et élevages, essayons de limiter notre consommation.
Lors de notre passage sur les plages nous veillerons à ne pas endommager les dunes. En bateau nous ne mouillerons pas dans les zones protégées et privilégierons le mouillage à un point fixe.
Ce qui est valable hors de l’eau l’est aussi en plongée, aucune espèce animale ou végétale ne sera donc prélevée des fonds marins.
Tranquillité des espèces sauvages, respect des habitants des lieux que nous traversons, préservation du patrimoine et de la nature … les quelques points évoqués plus haut n’ont pas grand-chose de contraignant.
Contribuons à ce que les richesses de nos régions soient préservées et le plaisir de les découvrir lors de nos vacances sera sans cesse renouvelé.