UN TERRITOIRE EXCEPTIONNEL
C’est l’un des massifs les plus vastes (2700 km2) et les plus élevés des Alpes (Les Ecrins 4102 m et plus de 150 sommets entre 3000 et 4000m) dont le très important système glaciaire (100 km2) a façonné de profondes vallées bien identifiées. Entre Gap, Grenoble et Briançon, le Parc national des Ecrins est délimité par les vallées de la Romanche au Nord, la Guisane et la Durance à l'Est et au Sud, le Drac à l'Ouest.
Elles collectent les eaux des rivières et torrents du massif des Ecrins qui sont autant de vallées décurrentes d'un ensemble de hauts sommets et glaciers dont ils poursuivent le travail de creusement et d'érosion.
Véritable espace de transition entre Alpes du Nord et du Sud, le massif des Ecrins est aussi le bastion occidental le plus avancé de l’arc alpin.
Sa situation exceptionnelle, sa rudesse naturelle et la distribution des vallées en étoile lui confèrent un atout exceptionnel dans la dimension des paysages aussi bien que dans la diversité des patrimoines culturel et naturel qu’il abrite.
Le Parc national des Ecrins, c’est aussi 61 communes et tout un patrimoine, une culture, des savoir faire, une civilisation de la haute montagne qui façonne aujourd’hui encore les paysages, garantissant la diversité.
Le sentier est à lui seul tout un symbole et une histoire. Il raconte cette vie de la montagne et rappelle à chacun l’humilité et l’entraide.
Activités pastorales et forestières, goût de l’accueil, joie de vivre et attachement des habitants à leur vallée sont autant d’attitudes partagées qui donnent un caractère à l’accueil dans les vallées du Champsaur - Valgaudemar, de l’Embrunais, de la Vallouise et du Briançonnais (
Hautes-Alpes), de l’Oisans et du Valbonnais (Isère).
Les gardes moniteurs du Parc vous aideront à percer les secrets de ces territoires, les guides et accompagnateurs vous aideront à aller plus loin, plus haut et les Maisons du Parc et centres d’information vous proposeront des outils de la découverte en autonomie avec les topo-guides, les livres, les expositions et audiovisuels.
TERRES D'ALTITUDE
C'est un territoire de haute montagne dont la chaîne des principaux sommets structure l'ensemble du massif selon une architecture complexe qui culmine à 4 102 mètres à la Barre des Ecrins.
On peut distinguer :
- une partie Nord : Rateau, Soreiller, Meije, Grande Ruine
- une partie Est : Ecrins, Ailefroide, Pelvoux
- une partie Sud : Muzelle, Olan, Bans, Sirac sur laquelle s'appuient les massifs moins élevés du Champsaur et de l'Embrunais.
Au total, plus de cent sommets dépassent "3 000 m" pour des fonds de vallée autour de 1 000 m d’altitude.
Les glaciers, encore bien présents, ont laissé dans le paysage de très nombreuses traces de leurs débordements anciens.
Les roches sédimentaires (calcaires, schistes, grès) qui ont recouvert le socle ancien et prédominent au Sud-Est du Parc ont facilité l'ouverture de larges vallées, tandis qu'au Nord et à l'Ouest les roches cristallines et métamorphiques (granite, gneiss, ...) ont résisté aux burins successifs des glaciers et torrents, dessinant les profils en auges caractéristiques où successions de verrous et sur-creusements accroissent encore l'abrupt des versants.
TOUS LES SYMBOLES DE LA FAUNE ALPINE
Tous les représentants de la faune alpine sont ici présents. Chamois, bouquetin, marmotte, hermine et campagnols, martres, écureuils, renard : c'est chez les mammifères (64 espèces) que l’on trouve les animaux “ symboles ” du Parc.
Les oiseaux ne sont pas en reste avec 210 espèces et parmi elles la population d’aigles royaux la mieux implantée en France. Les découvertes se poursuivent et la connaissance s’affine grâce notamment au travail des gardes moniteurs (inventaires, cartographie...).
Et cette connaissance sert la protection.
Les progressions de certaines populations parlent d'elles-mêmes : de 3 000 à 14000 chamois dans la seule zone “ Parc ” pour ce magnifique ongulé de montagne qui focalise toutes les convoitises. On citera aussi son voisin des adrets rocheux, le bouquetin, réintroduit de 1990 à 1995 dans le Valbonnais et le Champsaur. Tous les espoirs sont permis pour ce seigneur des cimes : dans les Cerces (Briançonnais), grâce à une réintroduction réalisée dans les années 60, la population est estimée à près de 250 individus. Pour rester dans les parois, l'aigle royal rappelle ses exigences d'espace et de solitude. Près d’une quarantaine de couples sont connus à ce jour. Faucon pèlerin, hibou grand duc et autres tichodromes prolongent ce parcours rupestre.
Le tétras-lyre en limite supérieure de forêt est lui aussi suivi attentivement ; sa protection est urgente et rassemble tous les conflits d'usage de l'espace alpin.
Pour le plaisir, on citera encore "ceux venus du froid", les “ Blanchons ”, (les lagopèdes aux mues spectaculaires) et la trop rare chouette de Tengmalm.
Les inventaires s'intéressent aussi aux reptiles, amphibiens et poissons pour les vertébrés. Restent la multitude des invertébrés. Des inventaires, en particulier concernant les papillons, sont en cours.
Au total le Parc national abrite 200 espèces protégées en France dont 80 le sont aussi au niveau européen et pour les seuls oiseaux 110 espèces d'oiseaux nicheurs.
Le Parc national a la visite régulière du gypaète barbu. Le lynx et le loup ont été signalés dans sa périphérie proche. Conserver la diversité des habitats, c'est garantir les potentialités de vie.
FLEURS DE L'EXTRÊME
On pourrait énumérer aussi les 387 espèces rares ou à forte valeur patrimoniale de la flore qui comptent quelque 1800 espèces, soit 40% de la flore de France. Boréales ou méditerranéennes, elles sont les fleurs de l'extrême. Cette diversité végétale a répondu à la variété des orientations des vallées, et donc des versants dont les étagements et la nature des substrats compliquent la répartition.
L’émerveillement viendra avec les chardons bleus, les lys, le peuple des gentianes, campanules, primevères, anémones et plus encore avec la formidable dynamique du vivant que symbolisent les plantes d’altitude et leurs trésors d’adaptation (androsaces, saxifages, silènes, génépis et édelweiss).
Les quelque 40 espèces rares ou menacées, systématiquement cartographiées, appartiennent à des milieux ouverts, en équilibre dynamique avec les activités humaines, c'est assez dire l'importance de la gestion des milieux.
La forêt de versant Nord est généralement le mélézin, avec quelques sapinières dans la partie Ouest du Parc (Valbonnais) et, en altitude, la présence disséminée de pin cembro. En adret, forêts de pins à crochets, de pins sylvestres, hêtraies jusqu'à la chênaie pubescente sont bien représentées. Le mélézin reste la forêt la plus représentative du massif où il tient un rôle majeur dans sa dimension paysagère. Couloirs d'avalanches, vires et zones dénudées d'altitude sont la spécialité du mélèze dont l'audace colonisatrice est visible partout. Les lichens omniprésents sont souvent les derniers postes avancés du monde végétal et "colorent" les éboulis attribuant à chaque site sa teinte originale.
Quelques plantes, par leur distribution, dessinent les marges des grandes glaciations auxquelles elles ont résisté : la bérardie laineuse, le choux de Richer.
Enfin, on ne peut quitter le monde végétal sans citer une rareté, la potentille du Dauphiné et une splendeur, la station de chardons bleus de la vallée du Fournel. La conservation de la diversité végétale et au-delà de la biodiversité est un enjeu majeur pour le Parc national.
C'est dans cette perspective que des contrats d'entretien et de gestion ont été établis et passés avec les exploitants pour les prairies de fauche et les alpages les plus représentatifs.
Cette conservation dynamique s'appuie sur les inventaires floristiques et la cartographie des milieux naturels selon des méthodes établies et adoptées au plan européen.
Les zones humides qui abritent l'essentiel de la flore rare sont elles aussi au cœur de ces préoccupations de gestion.
Le mieux n’est-il pas de venir découvrir ces trésors naturels dans des paysages grandioses d’une sauvage beauté où la douceur des mélèzes tempère la rudesse des glaciers et des vastes éboulis ?
LE PARC EN QUELQUES CHIFFRES
Création du Parc : 27 mars 1973
Superficie zone centrale : 91 800 ha
Altitude du parc comprise entre 800 et 4 102 m
(Barre des Ecrins)
Les glaciers : 17 000 ha
Les alpages (estives) : 36750 ha.
Les forêts : 3 000 ha.
Superficie zone périphérique : 180 000 ha.
Les sentiers : 740 km entretenus et balisés
Réserve intégrale du Lauvitel : création mai 1995, superficie 700 ha.
POUR PRÉPARER VOTRE SÉJOUR DANS LES ÉCRINS
Le cœur du Parc national des Ecrins est un territoire de haute montagne. Le parcourir impose quelques règles : avoir un équipement adapté, avoir préparé sa course (météo, tracé sur carte, informations auprès de professionnels). L'accès à la haute montagne appelle des connaissances minimales que l’on peut acquérir avec un guide de haute montagne.
Pour le reste, les itinéraires en montagne sont souvent bien marqués avec un tracé parfaitement lisible. Les accompagnateurs en montagne, “ ambassadeurs ” du Parc, vous aideront à mieux comprendre et observer ce milieu naturel particulier.
http://www.les-ecrins-parc-national.fr/frame/f_program_sortie.htm
L'observation de la faune, la vision de sites remarquables, les promenades floristiques, seront d'autant plus enrichissantes qu'elles auront été préparées. Longues-vues, jumelles, appareils photographiques, carnets de croquis ou de notes sont autant d'outils d'observation qui garantissent l'intimité de la vie sauvage et la lecture des paysages.
Dans la nature, on est toujours chez quelqu'un, soyez l'invité permanent des Ecrins.
Les Maisons du parc apportent toutes les informations utiles à la découverte par tous de ce territoire prestigieux. Vous trouverez une Maison de Parc par secteur, soit 7 centres permanents au total, ainsi qu'une vingtaine de centres et points d'informations temporaires ouverts en été.
Un programme d’accueil, particulièrement dense pendant la période estivale, vous propose des conférences, expositions, rendez-vous avec un garde moniteur et bien d’autres propositions de découverte avec nos partenaires.
http://www.les-ecrins-parc-national.fr/frame/f_program_anim.htm
La documentation spécifique du Parc national favorisera cette découverte attentive et attentionnée, elle propose : des cahiers-promenades, des documents pédagogiques, scientifiques, d'interprétation pour adultes et enfants, des cartes topographiques et en relief, des beaux livres posters et cartes postales, des cassettes vidéo de courts métrages thématiques, un journal d'information "L’écho des Écrins ”
... Et n'hésitez pas à nous contacter pour connaître et commander ces publications. Demandez le dépliant "Les outils de la découverte" qui présente l'ensemble de ces produits.
Hébergement : outre les chambres d’hôtes, locations meublées et autres structures hôtelières (informations dans les offices du tourisme du territoire), des gîtes d'étapes et 42 refuges vous accueilleront lors de vos pérégrinations à la découverte des différentes vallées du massif (consulter le site du Parc ou demander la brochure).
http://www.les-ecrins-parc-national.fr/frame/f_hebergement.htm