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Le Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine Normande
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Enraciné entre les deux pôles que sont Rouen et Le Havre, le territoire du Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande s’étend sur 72 communes reparties sur les deux rives de la Seine, et regroupées en micro-régions (Pays de Caux, Val de Seine, Roumois, Marais Vernier et Basse Vallée de la Risle).
Classé par le Ministère de l’Environnement, le Parc naturel régional forge son identité dans le fleuve. Il a pour vocation de protéger l’environnement, mais aussi de contribuer au développement socio-économique de son territoire avec le souci de préserver la qualité de ses patrimoines tant naturel, paysager que culturel.
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Des paysages aux reliefs variés
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Imposante et incontournable, la Seine s’écoule sur près de 180 km entre Rouen et la mer. Elle sillonne et irrigue ainsi le territoire du Parc, laissant ses méandres organiser le paysage. Du cheminement du fleuve, naissent deux rives très contrastées qui sont tour à tour longées par des prairies, des vergers ou des coteaux tapissés de forêts. Les vergers dont les récoltes fruitières sont riches et précoces bénéficient de la présence du fleuve et des falaises. La Route des fruits et la Maison de la pomme permettent de savourer ces vergers et leurs produits avec les yeux et la bouche.
Paradoxale, la Seine se révèle à la fois lien et obstacle. Voie d’échange et de communication, elle est aussi une barrière autour de laquelle la vie s’organise : bacs et ponts jalonnent son parcours pour révéler, une fois sur l’autre rive, un paysage renouvelé.
Autres éléments forts des paysages du Parc, la forêt et les plateaux échappent quant à eux, à l’emprise du fleuve. La forêt, -des bois communaux et trois forêts domaniales-, couvre 13 000 hectares du territoire. Chênes majestueux, hêtres au tronc cendré, pins sylvestres et châtaigniers s’y côtoient.
Puissants, les plateaux crayeux marquent le relief. Des petites rivières comme la Rançon, l’Austreberthe ou la Risle y ont creusé leur lit en serpentant, créant des vallées.
Au nord, le vaste plateau de Caux aux ondulations amples, est caractérisé par les clos-masures. Ces fermes traditionnelles entourées de levées de terre plantées de hêtres multicentenaires se dispersent au cœur des parcelles de cultures. L’arbre y est partout présent : dans les bosquets, les futaies, les talus, les parcs des châteaux et les vergers. Enclaves profondes, les vallées cauchoises sont marquées par les villes qui en occupent l’embouchure. Leurs coteaux souvent boisés et leurs fonds occupés par les prairies forment un ensemble harmonieux.
Au sud, le plateau du Roumois offre un paysage de transition entre le bocage et la plaine, les prairies occupent le fond des vallées tandis que les cultures s’étendent jusqu’au sommet des plateaux.
Au pied de ces ensembles, installées dans les points bas, les zones humides constituent l’essentiel du patrimoine naturel, paysager et touristique du Parc. Regroupant des vallées et les marais des bords de Seine, elles occupent plus d’un quart de la surface du territoire.
Creusées dans le plateau du Roumois, la vallée de la Risle est occupée par des prairies humides au milieu desquelles serpente la rivière bordée de saules têtards.
Entaille sinueuse dans le plateau de Caux, le Vallon du Vivier abrite une île marécageuse et tourbeuse isolée qu’isolent deux ruisseaux. Comme la Vallée de la Risle, ce vallon fait l’objet de mesures de protection et d’animation.
Plus étendu, l’emblème de ces milieux si caractéristiques s’appelle le Marais Vernier. Cinq mille hectares de roselières, de prairies humides et de tourbières sont venus se lover dans un méandre abandonné de la Seine. L’habitat se cantonne au pied de la falaise, sans envahir la zone humide parcourue d’innombrables canaux, fossés qui mènent à la Grand’Mare, le seul étang naturel de Haute-Normandie. La forme très étroite des parcelles, les courtils, et les alignements d’arbres confèrent à ce lieu un grand charme. Au cœur du marais, la réserve naturelle des Mannevilles fait l’objet d’une expérience pilote de gestion des milieux humides. Le pâturage de bovins d’Ecosse (Highland Cattle) et de chevaux de Camargue permet de restaurer l’équilibre biologique du site. Les réserves naturelles sont des lieux de prédilection pour la faune et la flore et peuvent se découvrir lors de sorties organisées par l’Antenne Nature du parc.
Issu de la juxtaposition de ces paysages variés, le territoire du Parc est un territoire de caractère fait de nuances que marquent les prés, les haies, les vergers, les grands arbres… mais aussi les bâtiments de pierre, torchis, bois, briques… et les vestiges historiques qui ponctuent la région.
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Sauvegarder et valoriser le patrimoine
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Zone de confluence et d’influences multiples, la basse vallée de la Seine présente un patrimoine bâti très diversifié. Les édifices remarquables, châteaux et abbayes, s’inspirent des plus prestigieux mouvements artistiques dont ils sont contemporains. Le bâti rural, fermes, manoirs et petites églises, édifiés avec des matériaux locaux reflète des usages quotidiens.
La Seine, axe séculaire et majeur de circulation, a de tout temps représenté un enjeu stratégique pour les puissances politiques mais aussi religieuses. Les châteaux défensifs comme les abbayes ponctuent le cours du fleuve, les premiers, perchés sur des hauteurs avec pour mission de protéger et les secondes, en fond des vallées, d’aménager. La grandeur des vestiges d’abbayes comme Jumièges, Saint-Wandrille ou Saint Georges de Boscherville, témoigne de leur splendeur et de leur importance passée. La plupart des châteaux sont édifiés sur d’anciens sites fortifiés aux points stratégiques de la vallée et ont été reconstruits dans le style architectural alors en vogue : Renaissance à Etelan ou Classique à Yville. Enfin la Basse Seine comporte quelques églises spectaculaires comme celle de Caudebec-en-Caux, faite d’une véritable dentelle de pierre.
Les rives de la Seine regorgent de témoignages liés aux activités fluviales.
La Seine n’a pas toujours été le fleuve domestiqué que nous connaissons aujourd’hui. Il existe de nombreux témoignages des dangers de la navigation au travers des graffitis de bateaux gravés sur les murs des églises et de certaines maisons, sans compter les anciens phares et balises, toujours visibles en grand nombre. Les clochers des églises situés sur les hauteurs jouaient le rôle d'amer, c'est-à-dire de point de repère pour les navigateurs. Le patrimoine de la Seine, ce sont aussi les bacs, lien vital entre les deux rives et la construction navale qui fut très présente dans la région.
Enfin, le lien avec le fleuve se retrouve dans la toponymie et les légendes locales.
On trouve sur le territoire du Parc plusieurs types de constructions, dont l’emblématique chaumière faite de bois, de torchis et de pierre. Couvertes autrefois de chaume (seigle ou blé), les chaumières ont aujourd’hui une couverture de roseau. Le bâti rural se caractérise surtout par la diversité et le mélange des matériaux, en fonction des ressources immédiates : calcaire en vallée au pied des falaises, brique et silex sur les plateaux argileux, le bois, la terre crue partout, etc... Ce patrimoine rural est aussi remarquable par la persistance de fours à pain, de pressoirs à cidre, de pigeonniers, de granges, de moulins à eau dans les vallées et de petites églises dont l’histoire se rattache à celle des villages.
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Un hébergement naturel de qualité : les gîtes Panda
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Investis dans la préservation de l’environnement, le WWF, la Fédération des Parcs naturels régionaux de France et les Parcs nationaux se sont associés aux Gîtes de France pour délivrer le label Panda aux gîtes et chambres d’hôtes destinés à la découverte de la nature. Les gîtes sont situés dans un environnement privilégié ; leurs propriétaires vous accueillent et vous guident dans votre approche des richesses naturelles spécifiques présentes sur la propriété ou à proximité immédiate via des sentiers de découverte et d’interprétation. Chaque gîte Panda dispose d’une malle pédagogique qui contient des guides pour vous aider à reconnaître les animaux et les plantes, des cartes détaillées du site, des ouvrages sur la région, des livres pour les enfants, des jumelles, une loupe, des boîtes, un aquarium d’observation, etc.
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Sites à découvrir, musées
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> L’Ecomusée de la Basse-Seine :
- Musée de la Marine de Seine à Caudebec-en-Caux
- Maison de la Pomme à Ste-Opportune-la-Mare
- Maison du Lin à Routot
- Four à Pain à La Haye de Routot
- Moulin à vent d’Hauville
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> Musées et Monuments :
- Maison des Templiers à Caudebec-en-Caux
- Musée Victor Hugo à Villequier
- Chapelle Saint-Thomas à Aizier
- Abbaye de Saint-Wandrille
- Abbaye de Jumièges
- Abbaye Saint-Georges à St-Martin-de-Boscherville
- Château d’Etelan à Saint-Maurice d’Etelan
- Château du Taillis à Duclair
- Manoir de Villers à Saint-Pierre de-Manneville
- Château de Tancarville
> Base de Loisirs et de Plein Air de Jumièges
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> Sentiers du Patrimoine :
- Vatteville-la-Rue
- Pont-Audemer
- Quillebeuf-sur-Seine
- Pointe de la Roque
- La Gribane
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- Vallon du Vivier
> Routes touristiques :
- Route des Chaumières
- Route des Fruits
- Route du Blé au Pain
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Crédit photos :
Delu - A. Huon
Reproduction interdite
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Votre séjour dans le parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande
Située à Notre Dame de Bliquetuit dans un ancien corps de ferme normand restauré, la Maison du Parc est un lieu d’accueil, avec une salle d’exposition.
L’accès est gratuit, du lundi au vendredi entre 9h et 18h et tous les week-ends entre avril et octobre.
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Sentier de découverte accessible toute l’année - Location de vélo - Expositions temporaires - Aires de pique-nique - Informations sur les activités et les sorties guidées ayant lieu prochainement sur le territoire du Parc
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Pour tous renseignements :
Maison du Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine Normande
76940 Notre-Dame-de-Bliquetuit
tél. : 02 35 37 23 16 - fax : 02 35 37 39 70
E-mail : contact@pnr-seine-normande.com
Site web : www.pnr-seine-normande.com
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